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Mon livre de recettesCréer son livre de recettes

Créer un livre de recettes à la maison, du carnet au livre relié

Un livre de recettes maison est un recueil de vos propres plats, écrit et mis en forme par vous, puis imprimé ou relié. Pour faire un livre de recette maison, il faut créer une trame commune, rassembler les petits secrets de cuisine de la famille et choisir un format qui tiendra au plan de travail.

Quatre décisions avant la première page

  • le support : carnet de cuisine écrit à la main, classeur à pochettes, fichier PDF ou livre imprimé ;
  • une fiche type unique pour chaque recette de cuisine (titre, portions, ingrédients, étapes, temps) ;
  • un classement pensé pour la personne qui cuisine, pas pour la personne qui écrit ;
  • des photos de cuisine prises pendant la préparation, pas seulement à la fin.

Pourquoi un livre de recettes maison plutôt qu'un livre du commerce

Un livre de recettes maison garde ce qu'aucun livre de cuisine vendu en librairie ne contient : les plats tels qu'on les prépare chez vous, avec vos dosages, vos raccourcis et vos remarques. Les livres de cuisine du commerce proposent des recettes testées pour le plus grand nombre ; le vôtre décrit la tarte de la grand-mère avec la quantité de beurre qu'elle mettait vraiment, et la remarque « four un peu plus chaud que prévu » que personne d'autre n'écrirait.

Le projet a trois usages qui ne demandent pas le même objet. Le premier est pratique : avoir sous la main, au même endroit, les recettes qu'on refait chaque semaine au lieu de les chercher dans des notes de téléphone. Le deuxième est la transmission : fixer la cuisine traditionnelle d'une famille avant qu'elle se perde, ce qui suppose de recueillir les recettes auprès de ceux qui les connaissent. Le troisième est le cadeau : un livre offert à un mariage, à un départ, à des petits-enfants. Décider lequel des trois domine évite de partir sur un beau livre relié alors qu'un classeur qu'on complète au fil des années aurait mieux servi.

Ce choix guide ensuite tout le reste : le format, le nombre de photos, le soin de la mise en forme et le budget d'impression. Un livre de famille se pense pour durer et circuler ; un recueil pratique se pense pour être taché, annoté et complété.

Carnet, classeur, PDF ou livre relié : comparer les supports

Le support d'un recueil de recettes se choisit selon qu'on veut le compléter souvent ou le figer une bonne fois. Un carnet de cuisine écrit à la main a du charme mais ne se corrige pas ; un livre imprimé est solide et beau mais n'accepte plus de nouvelle page ; entre les deux, le classeur et le format PDF permettent d'ajouter des recettes sans tout refaire.

SupportPoints fortsLimitesPour qui
Carnet de cuisine manuscritécriture personnelle, aucun matérielpas de copie, pas de correction propreun recueil intime, à garder
Classeur à pochettespages remplaçables, résiste aux projectionsaspect moins soigné, encombrantla cuisine de tous les jours
Fichier au format PDFse partage, se met à jour, se réimprimeécran peu pratique au plan de travaildes proches dispersés
Livre imprimé et reliébel objet, durable, se prête à un cadeaufigé une fois commandéla transmission, une occasion

Beaucoup de foyers combinent deux supports : un fichier de travail tenu à jour, puis un livre imprimé tous les quelques ans, quand le recueil a assez grossi. Le fichier reste la référence et le livre en est une édition.

Rassembler les recettes de la famille avant d'écrire

Rassembler les recettes est l'étape qui prend le plus de temps quand on veut créer son recueil, bien plus que la maquette. Les sources sont dispersées : fiches cartonnées, cahiers d'écolier, coupures de magazines annotées, messages, et surtout des recettes qui n'existent que dans la mémoire de quelqu'un. Pour ces dernières, le plus fiable est de cuisiner le plat avec la personne qui le connaît et de noter les quantités au fur et à mesure, quitte à peser ce qu'elle verse « à l'œil ».

Avant de recopier quoi que ce soit, faites un inventaire : la liste des plats à inclure, qui les détient, et ce qui manque (une quantité, un temps de cuisson, le nom d'un ingrédient régional). Une recette incomplète se repère vite à la relecture et se complète en un coup de téléphone ; découverte après l'impression, elle reste fausse dans tous les exemplaires. Les conseils pour sauver les recettes de famille avant qu'elles disparaissent aident à mener ces entretiens sans rien perdre.

Gardez aussi la trace de l'origine de chaque plat : « recette de tante Odile, Alsace, années 1970 ». Cette petite mention donne au livre sa valeur de mémoire et répond aux questions des petits-enfants qui le liront plus tard.

Une fiche type pour chaque recette de cuisine

Une fiche type est le gabarit que suivent toutes les recettes du livre, et c'est ce qui rend un recueil agréable à lire en cuisine. Sans elle, chaque page a sa propre logique et l'on cherche les ingrédients au milieu du texte, les mains pleines de farine.

Un modèle complet comprend, dans cet ordre :

  1. le nom de la préparation et, s'il y a lieu, son origine ;
  2. le nombre de portions et les temps de préparation, de repos et de cuisson ;
  3. la liste des ingrédients dans l'ordre où ils sont utilisés, avec des quantités en grammes ou en millilitres ;
  4. les étapes numérotées, une action par étape ;
  5. une ligne de conseil ou de variante (« se congèle », « sans œuf : remplacer par… »).

Les expressions vagues comme « une poignée » ou « un peu de lait » sont à préciser : elles fonctionnent pour celui qui les a écrites, rarement pour le lecteur. Les conseils pour écrire une recette avec des quantités et des durées précises détaillent cette rédaction. Un exemple simple : « 200 g de farine, 3 œufs, 50 cl de lait » se suit sans hésiter, quand « farine, œufs, lait jusqu'à la bonne consistance » demande de connaître déjà la recette.

Uniformisez aussi les unités et les abréviations (g, cl, c. à s.) dans tout le livre : une recette en tasses à côté d'une recette en grammes trouble la lecture.

Classer les recettes pour retrouver une recette en dix secondes

Le classement d'un recueil doit suivre la façon dont on cherche une recette, pas l'ordre dans lequel on l'a reçue. Le découpage classique par type de plat (entrées, plats, desserts) reste le plus intuitif pour la plupart des lecteurs, mais d'autres logiques conviennent mieux à certains recueils.

  • Par saison : utile pour une cuisine de marché où les légumes dictent le menu.
  • Par occasion : repas de fête, goûter d'anniversaire, plats à préparer la veille.
  • Par personne : un chapitre par grand-parent, pour un livre de transmission.
  • Par région : quand la famille vient de plusieurs horizons culinaires.

Quel que soit le choix, une table des matières en début de livre et un index alphabétique en fin rendent la consultation rapide ; un index par ingrédient principal (« courgette », « poulet ») est un vrai plus pour savoir quoi faire du panier de la semaine. Les pistes pour classer les recettes par catégories montrent comment découper un recueil qui dépasse une centaine de pages.

Photos et maquette : réussir un livre illustré

Les photos de cuisine transforment un recueil de fiches en livre qu'on a envie de feuilleter, et un smartphone suffit pour les prendre. La lumière naturelle d'une fenêtre, un fond neutre et une prise de vue légèrement en surplomb donnent des images nettes sans matériel particulier. Photographier aussi les gestes délicats (le pliage d'une pâte, la texture d'une crème) aide davantage le lecteur qu'une seule image du résultat final.

Les vieilles photos d'archives ont leur place : le grand-père devant son four à pain ou la cuisine d'enfance donnent au livre son caractère d'album photo. Numérisez-les en bonne résolution avant de les intégrer. Les techniques pour photographier ses plats en lumière naturelle couvrent le cadrage, le stylisme et les réglages.

Entre le recueil de fiches et l'album photo classique, l'album de cuisine mêle images de repas et recettes : les services d'album photo en ligne acceptent du texte, et un album au thème culinaire se prête bien à un cadeau de mariage ou d'anniversaire. Un album de ce genre gagne à garder une page de recette pour une ou deux pages de souvenirs, sans quoi les recettes s'y perdent.

Pour la maquette, la sobriété l'emporte : une ou deux polices lisibles, des marges généreuses, une recette par page ou par double page. Un livre en noir et blanc avec quelques pages photo en couleur reste élégant et se lit très bien en cuisine.

Quel format et quelle couverture choisir pour l'impression

Le format d'un livre de recettes imprimé dépend de l'usage en cuisine plus que de l'esthétique. Le format paysage met en valeur les photos et laisse le livre ouvert à plat sur le plan de travail ; le format portrait ressemble aux livres de cuisine classiques et se range mieux dans une étagère ; le format carré est un compromis apprécié pour les livres illustrés.

ChoixAvantage en cuisineBudget relatif
Couverture soupleléger, se glisse dans un tiroirmodéré
Couverture rigiderésiste aux manipulations et aux projectionsplus élevé
Reliure à spiralereste ouvert à plat sans poidsmodéré

Le papier compte aussi : un papier mat épais limite les reflets et supporte mieux les doigts humides qu'un papier brillant fin. Commander plusieurs exemplaires d'un coup réduit en général le coût de chacun, ce qui compte si le livre est destiné à tous les proches. Les options pour imprimer un livre qui tient en cuisine comparent reliures et papiers plus en détail.

Un livre de recettes maison facile à faire avec un outil en ligne

Créer son propre livre de recettes avec un outil en ligne évite le logiciel de mise en page, que peu de gens maîtrisent. Trois familles d'outils existent : un traitement de texte classique (Word, Pages), avec lequel on gère soi-même la mise en page et l'export au format PDF ; un logiciel de publication (InDesign, Affinity Publisher), puissant mais long à apprendre ; et une plateforme dédiée, où l'on saisit les recettes dans un formulaire et où la table des matières, l'index et la pagination se construisent seuls.

Pour un premier livre, la plateforme dédiée est l'option la plus simple : chaque recette suit le même modèle sans effort, les photos se placent automatiquement et le fichier part directement à l'impression. Le traitement de texte convient à ceux qui veulent un simple fichier à tirer chez eux. Le logiciel de publication se justifie pour un projet très illustré ou un design sur mesure.

Les plateformes proposent souvent un modèle gratuit pour commencer et plusieurs thèmes graphiques (bistrot, pâtisserie, carnet de voyage) ; le livre personnalisé se commande ensuite à l'unité, dans une qualité d'impression supérieure à celle d'une imprimante de bureau, ce qui permet d'en offrir un exemplaire à chacun. La reliure à spirale y est plus rare, alors qu'elle reste la préférée de ceux qui cuisinent livre ouvert.

Quel que soit l'outil, gardez une sauvegarde de vos textes et de vos photos hors de la plateforme : c'est la garantie de pouvoir refaire une édition dans dix ans.

Composer un livre de cuisine soi-même : les cas qui posent question

Peut-on reprendre des recettes trouvées dans des livres ou sur internet ?

Une liste d'ingrédients et une méthode de préparation ne sont en principe pas protégées, mais le texte rédigé et les photos d'un auteur le sont. Pour un livre diffusé hors du cercle familial, réécrivez la recette avec vos mots et utilisez vos propres photos ; le point sur le droit d'auteur appliqué aux recettes détaille ce qui peut être repris.

Combien de recettes faut-il pour un livre ?

Il n'existe pas de nombre minimal : un petit livre de vingt recettes bien choisies fait un très beau cadeau. Au-delà d'une centaine de recettes, prévoyez des chapitres et un index pour que le livre reste pratique.

Comment associer plusieurs proches au projet ?

Le plus simple est de partager la fiche type et de demander à chacun d'envoyer ses recettes sous cette forme, avec une photo et une anecdote. Une personne centralise, relit et harmonise les unités avant la maquette.

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